séances plénières – Women Deliver

Séances Plénières

Tout au long de la conférence, les séances plénières suivent les axes thématiques — Défaire le présent, Créer une vision, S’unir pour agir, et Pérenniser le mouvement — en mettant en avant des stratégies dirigées par les communautés, le leadership des peuples autochtones de la région du Pacifique, et des idées audacieuses pour bâtir un avenir plus juste et équitable.

📍 Toutes les séances plénières se tiendront dans la salle plénière.

Programme des séances plénières

  • Le changement nous appelle : ouverture de la Conférence Women Deliver 2026

    27 avril, 16 h 00 – 17 h 30

    La cérémonie d’ouverture de WD2026 marque le début du programme officiel de la conférence.

    ▼ Cliquez pour plus de détails

    La soirée donnera le ton des journées à venir en rappelant notre thème, Le changement nous appelle, et invitera les participant·e·s à profiter pleinement du temps passé ensemble.

    Ancrée dans la communauté locale et en hommage aux propriétaires d’origine de ces terres, elle ouvrira la conférence dans un esprit de détermination, de défi et de joie.

    Cette cérémonie reflétera également le soutien politique à WD2026 dans les hautes sphères et clarifiera que, même dans ce contexte mondial difficile, de nombreuses personnes dans notre secteur restent profondément engagées à faire progresser la justice.

    Women Deliver présentera la Déclaration pour le secteur du développement international, un appel partagé à reconstruire les systèmes afin que les gouvernements puissent offrir des solutions concrètes pour les filles, les femmes et les personnes de genres divers, avec des parties prenantes sur la scène internationale qui soutiennent et renforcent les systèmes publics au lieu de chercher à les remplacer.

    Tout au long de la conférence, nos séances plénières reviendront sur cette question centrale : que faut-il changer pour que le pouvoir, les ressources et la responsabilité s’articulent de façon à garantir la justice?

  • De la résistance au renouveau : saisir l’instant pour construire un avenir féministe

    28 avril, 9 h 30 – 11 h 00

    Dans le monde entier, le contexte actuel est marqué par la montée de l’autoritarisme, les attaques croissantes contre les droits et la diminution des ressources.

    ▼ Cliquez pour plus de détails

    Parallèlement, des personnes et organisations de tous les secteurs résistent, réagissent et refusent d’accepter la trajectoire actuelle comme une fatalité.

    Cet événement met en lumière ces réalités tout en exposant le défi plus global pour WD2026 : comment défendre ce qui est menacé, mais surtout comment dépasser des approches qui ne sont plus adaptées au contexte actuel.

    Nous aborderons les actions nécessaires pour bâtir un avenir féministe, en misant sur des stratégies audacieuses, la collaboration intersectorielle et les nouvelles opportunités qui apparaissent lorsque des systèmes jamais conçus pour placer les filles et les femmes au centre de leur fonctionnement commencent à se fissurer ou à s’effondrer.

  • Décolonisation et autodétermination : leadership féministe autochtone 

    28 avril, 11 h 30- 13 h 00

    Cette séance sera l’occasion d’affirmer que le leadership féministe autochtone doit occuper sa place légitime, non pas en tant que simple objet de consultation, mais en tant que source d’autorité, force de proposition politique et interlocuteur pour demander des comptes.

    ▼ Cliquez pour plus de détails

    La colonisation ne se limite pas au passé : elle reste un système actif qui continue de façonner les terres, les lois, le développement, les réponses au changement climatique et la gouvernance.

    Nous poserons la question de ce que signifierait pour les institutions, les mouvements et les parties prenantes du monde entier de prendre l’autodétermination au sérieux dans le nouveau système que nous voulons créer.

    Cette séance culminera par un moment d’engagement partagé autour de la Déclaration des femmes autochtones de la région Pacifique, élaborée lors de la pré-conférence des peuples autochtones et insulaires du détroit de Torres. Elle invitera les institutions, les mouvements et les personnes à transformer la réflexion en actions concrètes, en solidarité avec les femmes autochtones du monde entier.

  • L’autonomie est collective: autonomie corporelle et pouvoir communautaire

    28 avril, 14 h 00 – 15 h 30

    Différents systèmes continuent de refuser aux personnes le contrôle de leur propre corps, souvent sous prétexte de sécurité, de productivité, de contrôle des populations ou de respectabilité.

    ▼ Cliquez pour plus de détails

    L’autonomie corporelle, y compris la santé et les droits sexuels et reproductifs, ne peut être défendue isolément des forces politiques et sociales plus larges qui cherchent à réguler quels corps sont considérés comme importants, quels choix sont légitimes et quelles libertés sont négociables.

    Cette séance mettra également en lumière des vérités inconfortables au sein des espaces féministes, où la solidarité sélective, le silence voire l’opposition ont parfois renforcé l’exclusion de certaines communautés. Les communautés seront considérées non pas comme de simples bénéficiaires du changement, mais comme son moteur principal.

    S’appuyant sur les luttes pour la dépénalisation du travail du sexe, la justice reproductive et l’organisation sur le terrain, cette séance est l’occasion de démontrer que la protection de l’autonomie exige une responsabilité collective à travers les systèmes et les secteurs, ainsi qu’une action durable dirigée par les communautés. La seule bonne volonté institutionnelle ne suffit pas.

  • Façonner un nouvel ordre mondial : un multilatéralisme dirigé par les peuples

    28 avril, 16 h 00 – 17 h 30

    Le système multilatéral actuel est marqué par de profondes contradictions. Il reste important, mais échoue trop souvent à répondre à l’urgence, aux inégalités et aux réalités politiques dans le contexte actuel.

    ▼ Cliquez pour plus de détails

    Cette séance met en évidence ces échecs, revient sur les occasions où la société civile a fait progresser le multilatéralisme et s’interroge sur ce qu’il faudrait faire pour instaurer des modèles plus participatifs, basés sur l’obligation de rendre des comptes, le pluralisme et le partage des responsabilités.

    Elle lance un défi aux gouvernements, aux institutions, aux organismes bailleurs de fonds et à la société civile: comment reconstruire le multilatéralisme non pas comme un système abstrait, mais comme un projet politique partagé, fondé sur la justice, la participation et l’humanité?

  • Les filles au centre de la démarche : pouvoir, voix et investissement

    29 avril, 9 h 30 – 11 h 00

    Cette séance plénière appelle les décideur·euse·s politiques, les organismes bailleurs de fonds, les institutions et les leaders de mouvements à dépasser l’inclusion superficielle pour aller vers le partage réel du pouvoir, l’obligation de rendre des comptes et un investissement durable.

    ▼ Cliquez pour plus de détails

    Les adolescentes ne constituent pas un groupe homogène avec un ensemble unique de besoins. Elles sont diverses, et leurs besoins peuvent être satisfaits uniquement lorsque toutes les filles disposent d’un véritable pouvoir dans les systèmes qui façonnent les décisions et contrôlent les ressources.

    L’adolescence est une période charnière : elle peut élargir les opportunités, mais aussi renforcer l’exclusion, la violence et les attentes inégalitaires. La manière dont les systèmes répondent à cet âge détermine non seulement la vie des filles, mais aussi l’avenir des communautés et des sociétés dans leur ensemble.

    Cette séance affirme qu’un engagement sérieux envers les adolescentes ne se limite pas à la visibilité ou à la représentation, mais porte sur la volonté de changement de nos systèmes politiques, sociaux et économiques afin de garantir la justice. Cette séance appellera à des engagements politiques et financiers mondiaux en faveur des adolescentes, tout en soulignant que le leadership des filles est essentiel pour créer un avenir juste.

  • Financer les futurs féministes : pouvoir, politique et avenir du financement

    29 avril, 11 h 30 – 13 h 00

    Cette séance invite les mouvements, les organismes bailleurs de fonds, les gouvernements et les allié·e·s à se considérer comme des agents actifs de la construction de l’infrastructure financière dont le travail féministe a besoin aujourd’hui et demain.

    ▼ Cliquez pour plus de détails

    Le financement du travail féministe entre dans une nouvelle réalité, marquée par la diminution des ressources, les évolutions politiques et économiques et l’aggravation des inégalités mondiales. Relever ce défi exige que les personnes qui contrôlent les ressources reconnaissent l’importance des mouvements féministes, prennent des engagements sérieux et durables, et repensent non seulement les montants alloués, mais aussi les conditions dans lesquelles ce financement est accordé.

    Nous mettrons en lumière des modèles collaboratifs qui répondent déjà à ces enjeux et transforment la manière dont les mouvements féministes sont financés à travers les régions et les secteurs.

  • Au-delà de la résilience : vers une justice climatique en vue de la COP31

    29 avril, 14 h 00 – 15 h 30

    Cette séance examinera comment la politique climatique internationale peut mieux répondre aux réalités vécues par les femmes et les communautés qui se trouvent en première ligne du changement climatique.

    ▼ Cliquez pour plus de détails

    Le changement climatique provoque des déplacements, accroît la charge des soins et amplifie les risques de violences basées sur le genre et d’exclusion économique. En parallèle, des femmes et des leaders autochtones se trouvent en première ligne de l’action climatique, protégeant les terres et les océans, concevant des solutions portées par les communautés et plaidant pour la justice climatique à l’échelle mondiale.

    L’organisation de la Conférence Women Deliver 2026 en Australie, alors que la COP31 se profile à l’horizon des débats internationaux sur le climat, constitue une occasion importante de faire le lien entre égalité de genre et action climatique.

    Cette séance se concentrera sur trois priorités urgentes : renforcer la résilience des communautés, promouvoir un soutien concret face aux pertes et aux dégâts et assurer la mise en œuvre des plans d’action pour le genre dans les décisions climatiques mondiales.

  • Construire des économies qui tiennent leurs promesses : soins, services publics et prospérité partagée

    29 avril, 16 h 00 – 17 h 30

    Cette séance met en avant des approches pratiques pour renforcer les systèmes sur lesquels s’appuient les communautés, élargir l’autonomie économique, considérer la prise en charge et les services publics comme des piliers d’une économie saine, identifier des outils fiscaux concrets pour les gouvernements et partager des exemples de modèles économiques régénératifs existants.

    ▼ Cliquez pour plus de détails

    Dans de nombreuses régions du monde, les gouvernements privilégient les dépenses militaires, le remboursement de la dette et les intérêts des ultra-riches au détriment des investissements à long terme dans les services publics et les systèmes sociaux.

    Alors que le financement de la santé, de l’éducation et du soutien aux populations disparaît, les filles et les femmes assument de façon disproportionnée le travail de prise en charge et les soins, limitant leur accès à l’éducation, au travail rémunéré et à la vie publique.

    Ces conséquences ne sont pas inévitables : elles résultent de choix politiques et économiques déterminant les personnes dont le bien-être est privilégié, les financements accordés et les systèmes laissés à l’abandon. Cette séance analyse les conditions nécessaires pour envisager d’autres choix.

  • Redéfinir les rôles : États, société civile et parties prenantes à l’échelle mondiale

    30 avril, 9 h 30 – 11 h 00

    Un modèle de développement international plus juste repose sur un principe clair : les États ont des obligations envers les personnes vivant sur leur territoire et, à ce titre, ils doivent garantir les droits humains et fournir les services essentiels.

    ▼ Cliquez pour plus de détails

    S’engager pleinement à cet égard exige que les organisations internationales, y compris les ONG internationales et les institutions multilatérales, s’éloignent de la prestation directe de services pour se concentrer sur le renforcement des systèmes publics, le soutien aux niveaux national et mondial des priorités définies localement, et la promotion d’une société civile forte et indépendante capable de défendre ses droits et de demander des comptes aux gouvernements.

    L’enjeu ne porte pas seulement sur un idéal auquel aspire le secteur, mais sur la manière dont il fonctionne concrètement : où le pouvoir est exercé, quel rôle jouent les parties prenantes internationales et comment la responsabilité est partagée.

    Cette séance se penche sur ce qu’il conviendrait de mettre en œuvre pour transformer cette vision en réalité, en clarifiant les rôles, en identifiant des stratégies et en construisant des engagements intersectoriels fondés sur la démarche de rendre des comptes.

  • Les droits des femmes ne sont pas négociables : conflits, pouvoir et responsabilité

    30 avril, 11 h 30 – 13 h 00

    À une époque de conflits croissants, de réduction de l’accès à l’aide humanitaire et de remises en question directes des normes internationales, cette séance plénière se penche non seulement sur ce qui arrive aux femmes en situation de conflit, mais aussi sur les choix politiques, les structures de pouvoir et les défaillances systémiques qui rendent cette crise possible.

    ▼ Cliquez pour plus de détails

    Nous appelons au passage d’une protection symbolique au partage réel du pouvoir, des promesses juridiques à une obligation de rendre des comptes, et des modèles d’aide hors sol à une construction de la paix et un redressement pilotés par les femmes.

    Ce faisant, nous mettrons au défi les gouvernements, les institutions et les acteur·rice·s du secteur humanitaire de reconnaître quelles vies sont considérées comme négociables, ainsi que les mesures nécessaires pour fonctionner autrement.

  • Le futur nous appelle : Cérémonie de clôture de Women Deliver 2026

    30 avril, 14 h 30 – 15h 30

    La cérémonie de clôture de WD2026 marque la fin de la conférence et le lancement de la Déclaration pour le secteur du développement international.

    ▼ Cliquez pour plus de détails

    Nous célébrerons ce que nous avons construit ensemble pendant ces quatre jours, tout en mettant en lumière les engagements qui permettront de poursuivre ce travail.

    À travers la musique et la danse de nos hôtes de la région Pacifique et autochtones, nous réfléchirons à ce que WD2026 a rendu possible, aux idées que nous allons désormais mettre en action et aux conversations et responsabilités que nous poursuivrons bien au-delà de la conférence.