Ce qui a changé : principaux résultats de WD2026 – Women Deliver

Ce qui a changé : principaux résultats de WD2026

La Déclaration de Melbourne pour l’égalité de genre

Des participantes sont assises autour d’une table ronde lors d’un atelier de l’espace Déclaration pendant qu’une animatrice parle à côté d’un écran portant la mention « Objectifs »

Les séances de consultation en petits groupes sur la Déclaration de Melbourne dans l’espace Déclaration ont aidé les participant·e·s à délibérer, valider et renforcer les priorités collectives du plaidoyer.

La Déclaration de Melbourne pour l’égalité de genre est apparue comme l’ancrage politique le plus clair de la WD2026, offrant à l’ensemble des parties prenantes : gouvernements, institutions, société civile, un cadre de redevabilité commun. Elle appelle à un monde dans lequel les États respectent, protègent et garantissent les droits humains. Un monde où les mouvements féministes et la société civile disposent des ressources, de l’espace et de la légitimité nécessaires pour demander des comptes aux États. Un monde où l’ensemble de l’écosystème de l’égalité de genre met son influence et ses moyens au service de cette dynamique.

Élaborée à travers plus de 50 consultations mondiales réunissant plus de 900 participant·e·s issu·e·s de différents mouvements, régions et générations, la Déclaration réaffirme la nécessité de rééquilibrer l’écosystème de l’égalité de genre, en s’éloignant des agendas pilotés par les bailleur·euse·s de fonds pour se tourner vers les mouvements féministes, les organisations menées localement et la redevabilité envers les populations les plus affectées par les injustices.

Au moment de la rédaction, la Déclaration a recueilli 829 soutiens, dont 318 émanant d’organisations. Onze gouvernements ont signé la Déclaration des États connexe, dont le Canada, la Colombie, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Islande, le Mexique, la Norvège, le Royaume-Uni, la Slovénie et l’Uruguay. Des figures de haut niveau, dont la Vice-Secrétaire générale de l’ONU Amina Mohammed, l’Honorable Helen Clark, ancienne Première ministre de Nouvelle-Zélande, la Gouverneure générale d’Australie Sam Mostyn AC et l’Honorable Julia Gillard, ancienne Première ministre d’Australie, ont renforcé ses thèmes dans leurs prises de parole publiques pendant et après la Conférence.

La Déclaration a déjà dépassé le cadre de Narrm, s’inscrivant dans des discussions continues sur la redevabilité, la participation démocratique et la nécessité urgente d’un changement systémique dans toutes les régions représentées à la WD2026.


Engagements financiers

Environ 1,8 milliard de dollars des États-Unis d’engagements financiers a été annoncé lors de la WD2026, comprenant 218,5 millions de dollars de nouvelles promesses de subventions, 1,5 milliard de dollars de financements catalytiques destinés à être mobilisés, et 23 millions de dollars de soutien continu.

Le gouvernement australien a mis à profit la WD2026 pour annoncer 90,2 millions de dollars des États-Unis en faveur des priorités liées aux droits des femmes et à la santé et aux droits en matière de sexualité et de reproduction (SDSR). La philanthropie s’est affirmée comme une source de plus en plus importante de financement catalytique, avec des engagements majeurs, dont :

  • 61 millions de dollars de la CIFF pour contribuer à mettre fin au mariage des enfants
  • 32,8 millions de dollars d’un consortium de 11 bailleur·euse·s de fonds philanthropiques australien·ne·s pour soutenir le leadership des femmes et mettre fin aux violences envers les femmes et les enfants
  • 11,5 millions de dollars de la Fondation Gates pour les adolescentes
  • 23 millions de dollars de la Fondation CHANEL, du ministère néerlandais des Affaires étrangères et d’autres partenaires pour Leading from the South, marquant le dixième anniversaire du partenariat
  • 2,5 millions de dollars de la Minderoo Foundation pour le Global Institute for Women’s Leadership, consacrés à la recherche sur l’égalité de genre et la misogynie en ligne
  • Plus de 77 millions de dollars réaffirmés par Open Society Foundations en faveur de la justice de genre, dans le cadre d’un engagement plus large de 300 millions de dollars soutenant les mouvements féministes, les droits des personnes LGBTQI+ et les communautés autochtones et afrodescendantes
  • 1,5 milliard de dollars devant être mobilisé via des véhicules de finance mixte lancés par AUDANEPAD en partenariat avec WHEN, axé sur les résultats en matière de santé et l’agentivité économique des femmes dans l’ensemble de l’Afrique

Partenariats et initiatives

La WD2026 a également donné lieu au lancement d’un ensemble d’initiatives créant des ponts entre des secteurs qui se rencontrent rarement dans le cadre d’une même conférence, reliant l’égalité de genre à la réforme des finances publiques, à la justice climatique, aux droits des peuples autochtones, aux systèmes de santé et à la résistance aux discours anti-droits. Parmi les principaux lancements :

  • La Charte pour des systèmes de santé féministes, lancée par la campagne PUSH, Women Deliver et leurs partenaires, a relié la réforme des systèmes de santé à un agenda plus large axé sur les droits et la redevabilité. Elle a été présentée comme le prolongement dans le domaine de la santé de la Déclaration de Melbourne.
  • La Déclaration des femmes autochtones et des Premières Nations, lancée lors de la WD2026, a envoyé un message fort en faveur de la souveraineté et de la transformation, revendiquant une place à la table des décisions et rejetant une inclusion dans des systèmes préjudiciables qui ne s’accompagne pas de changements structurels.
  • Le Manifeste pour les droits des adolescentes, co-élaboré par Girls Deliver et des jeunes partenaires, a lancé un appel puissant à passer d’une inclusion symbolique à une participation significative et à une véritable redevabilité.
  • The Adolescent Girls Era (L’Ère des adolescentes), une campagne mondiale lancée par 47 organisations pour demander des comptes aux gouvernements, faire progresser les normes relatives aux droits des filles, accroître les financements en leur faveur et en faveur de leurs allié·e·s, et garantir leur rôle de leadership dans les espaces décisionnels.
  • The Prysm Initiative, lancée publiquement sous la forme d’une nouvelle plateforme reliant des philanthropes à très haut patrimoine à des possibilités de financement à fort impact dans le domaine de la santé reproductive, avec le soutien des fondations Packard, Gates et Hewlett.
  • PREVENT, une coalition mondiale visant à prévenir les violences basées sur le genre facilitées par la technologie, lancée avec Lotus Flower et ses partenaires.
  • Le Dialogue mondial du PNUD sur les finances publiques et la fiscalité pour l’égalité des genres, qui a marqué l’élargissement d’une alliance multipartite, avec des plans d’action élaborés dans 28 pays et l’ambition d’étendre cette initiative à 40 pays.